État civil
Né Eugène Marie le 04/06/1873 à Romillé (35) de Louis et de Julie BUAN
Marié le 07/01/1899 à Paris 7e à Rosalie BAUDRIER
Décédé le 29/08/1967 à Paris 13e à 94 ans
Carrière
À son mariage en 1899, il est dit journalier à Paris
1900 : entre dans la police
1905 : entre à la brigade criminelle
1912 : nommé brigadier
1913 : nommé brigadier chef
01/01/1920 : nommé inspecteur principal à la brigade criminelle
04/1928 : admis à la retraite
13/07/1929 : reçoit la médaille d’honneur de la police municipale et rurale (JO)
À retrouver dans l’épisode :
- EP/75 : L’étrangleuse du bois de Boulogne (1927)


Anecdotes

- Début de la série d’articles sur la carrière de l’inspecteur principal Béthuel :
Comment s’organise la lutte contre le crime
L’inspecteur principal Béthuel, l’ex-chef de la brigade criminelle, va expliquer aux lecteurs du Journal, comment procèdent nos « as » de la police judiciaire dans leur lutte quotidienne, contre les malfaiteurs.
Un grand policier, un brave et loyal serviteur de la société, qui, pendant plus d’un quart de siècle, a donné la chasse aux criminels et aux malfaiteurs de toutes sortes, vient, sans vain tapage, de prendre sa retraite. Il s’agit de M. Béthuel, inspecteur principal à la police judiciaire. On connaît son nom, cité tant de fois par les journaux, mais c’est tout ce que l’on sait de lui et le public n’a qu’une vague idée de ce qu’a été la carrière de cet homme qui est de la lignée de nos plus habiles limiers et qui, depuis vingt-huit années, a été constamment sur la brèche.
Dans la police active, il a tout fait. Il a d’abord recherché sur la voie publique les malfaiteurs en quête d’un mauvais coup qui rôdent parmi le public ; il a surveillé et arrêté des voleurs à la tire, au rendez-moi, au poivrier ; des roulottiers, que sais-je ? Puis, après avoir passé cinq années dans la rue, il a été admis, en 1905, dans la fameuse brigade criminelle, « l’ancienne brigade du Chef », où brillèrent autrefois les Jaume, les Rossignol. Il ne l’a plus quittée et il y a conquis tous ses galons. En 1912, douze années après son entrée dans l’administration, il fut nommé brigadier ; l’année suivante, il était brigadier chef et, le 1er janvier 1920, il prenait, avec le titre d’inspecteur principal, la direction, sous le contrôle d’un commissaire divisionnaire de la brigade criminelle, composée de quarante gradés et inspecteurs, qui, tous sont des « as ».
Aucun des crimes et délits importants commis à Paris ou dans le département de la Seine, depuis une vingtaine d’années, ne lui est inconnu. Il a participe à presque toutes les enquêtes qu’ils ont nécessitées et il les a souvent conduites lui-même. Il a pourchassé des coupables en province, à l’étranger, et il est allé jusqu’au Brésil pour en arrêter.
Que de choses typiques, pensais-je, il pourrait raconter ! Que de révélations il pourrait faire sur la façon dont est pratiquée la lutte organisée contre les malfaiteurs. Le voudrait-il ? Je connaissais sa modestie. Néanmoins, je tentai une démarche auprès de lui et, avant qu’il eût abandonné son poste, j’allai le trouver dans son bureau de la police judiciaire, où tant de criminels et de voleurs célèbres ont défilé.
Mais, avant d’aller plus loin, il faut que je vous présente l’inspecteur principal Béthuel, sans quoi vous ne le reconnaîtriez pas, car il n’a rien du policier tel qu’on le conçoit généralement. Sa mise ne vous le ferait pas remarquer. Son costume, de ton neutre, est de bonne coupe et ses chaussures bottier, de forme basse, n’ont qu’une bien lointaine parenté avec le godillot réglementaire. Son âge ? Il est né en Bretagne en 1873. Ainsi que la plu- part de ses compatriotes, 11 est grand et mince et il est demeuré alerte et vigoureux. Des yeux bleu clair très vifs animent un visage coloré et sans rides. Le cheveu est dru et, malgré sa petite moustache blanche, M. Béthuel ne paraît pas son âge.Signes particuliers : il. semble toujours sourire et il rougit comme une jeune fille lorsqu’on aborde, en sa présence, des sujets un peu égrillards.
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