État civil
Né le 21 mai 1846 à Paris 5e de Louis Auguste et Thérèse Emilie MARTEL
Décédé le 6 mars 1915 à Vanves (alors département de la Seine) à 69 ans.
Carrière
Entre à la Sûreté le 14/06/1873. Reste 6 ans aux Renseignements, puis passe à la Permanence, au Service central, à la Voie Publique, au Service des moeurs et à la Brigade spéciale du chef de la Sûreté en 1881.
En 1889, « sur la proposition de M. le Préfet de Police, M. le ministre de l’Intérieur vient de décerner une médaille d’argent à M. Jaume, inspecteur principal au service de la Sûreté »
Source : Le Téléphone : revue hebdomadaire de téléphonie pratique du 15/05/1889
Quitte la Sûreté en juillet 1894, en même temps que son chef Marie-François Goron et quelques autres inspecteurs accusés d’avoir trafiqué les comptes du service.
Après la police
Il dirige une agence de renseignements et détective.
Il se fait écrivain en publiant :
- dans Le Matin à partir du 06/11/1906 ses souvenirs relatifs à l’affaire Gouffé.
- dans Le Petit Journal à partir du 22/03/1908 Le Hibou.
- dans Le Matin à partir du 09/08/1908 L’homme nu. Souvenirs d’un policier (qui devient Souvenirs d’un détective dès le 2e épisode)
À retrouver dans l’épisode :
- EP/3 : La malle sanglante de Millery (1889)
- EP/11 : Où est passé le curé de Châtenay ? (1906)
- EP/35 : Le crime de Ménilmontant (1890)
- EP/49 : Les limiers à la poursuite du crime (1881)
- EP/55 : Six morceaux d’horloger (1888)



Anecdotes
- Un article élogieux paru en mai 1889
- En juillet 1894, un rapport d’enquête sur les comptes de l’année 1889 du service de la Sûreté relève des irrégularités. Jaume, est invité à présenter sa démission, ainsi que Gustave Rossignol et Prince.

- En octobre 1895, suite à la perquisition du « musée des horreurs » de son collègue Gustave Rossignol parti à la retraite en même temps que lui, son domicile du 20 rue de l’Ouest est perquisitionné. La police y découvre un nombre considérable de petits calepins sur lesquels Jaume copiait les notes données au sujet d’individus appelés devant la justice. Il se procurait en outre au bureau des sommiers, des casiers judiciaires qui étaient soigneusement consignés à la suite des notes prises sur les individus.
La préfecture de police estime que si ces calepins étaient sortis par hasard de la maison de Jaume, ils pourraient être exploités au détriment de l’honneur des familles. (Le Petit Moniteur universel, 19 oct. 1895)

- En juillet 1900, la presse annonce le décès de Jaume, ancien inspecteur de la Sûreté, dirigeant depuis sa retraite une agende de renseignements. Mais il ne s’agit pas du célèbre Jaume.(La Libre Parole, 14 juil. 1900,)

- Extrait de l’article annonçant la parution en feuilleton de L’affaire Gouffé dans Le Matin :
« Ce que je publie ici est tout simplement une façon de « journal de bord », écrit sous le coup des impressions du jour, à l’époque même où les événements se déroulaient.
Je ne pensais pas alors que ce mémorial dût être publié. Cependant, je n’y veux rien changer aujourd’hui ; je le communique au lecteurs du Matin tel que je l’ai écrit pour moi, à la diable – librement. Je ne retranche point certaines appréciations qui paraîtront hardies ; quelques jugements peut-être téméraires, mais qui sont garants de la sincérité.
Le mérite de ce récit, c’est d’être complet. Toute la vérité s’y trouve, et je n’ai peur d’aucun démenti. »
- Annonce de la publication en feuilleton du Hibou (Le Petit Journal 15/03/1908)

- 1er épisode de L’homme nu (09/08/1908)

- Annonce de la mort de Jaume dans La Lanterne du 08/11/1915

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