État civil
Né Firmin Joseph le 20/02/1888 à Villefranche (12) d’Eugène Joseph Louis, huissier et de Marie Louise GUILHEM
Marié à le 29/10/1913 à Sérignan (34) à Louise LHERITER (divorcé le 27/07/1951)
Décédé le 25/02/1977 à Toulouse (31) à 89 ans ans
Carrière
06/03/1906 : engagé volontaire à la mairie d’Albi au 143e Régiment d’Infanterie
19/09/1906 : caporal
03/02/1907 : sergent
06/03/1909 : libéré et passé dans la réserve de l’armée active
Mobilisé le 01/08/1914
18/02/1917 : mis au sursis au titre du ministère de l’Intérieur, direction de la Sûreté Générale, comme commissaire de police mobile à Orléans
31/01/1918 : commissaire de police à Clermont Ferrand
08/09/1918 : commissaire spécial de police à Alès, proposé pour une pension d’invalidité de 20% (blessure de guerre)
05/04/1920 : commissaire de police spécial adjoint à Paris
27/06/1924 : nommé commissaire à Toulouse et chef de la Sûreté
12/1934 : nommé commissaire central
08/1938 : chef de la 8e brigade mobile de Toulouse
Durant la Seconde Guerre mondiale, il est révoqué par Vichy et devient membre de l’organisation « Combat » puis chef local du réseau « Ajax » sous le pseudo de Ségur. (Source)
Nommé chevalier de la Légion d’honneur le 30/06/1937
Nommé officier de l’Ordre national du Mérite le 12/12/1965
À retrouver dans l’épisode :
- EP/69 : L’affaire du bébé noyé (1928)

Anecdote
Un article paru dans La Dépêche du 14 août 1938 :
Monsieur Firmin Gamel commissaire central dans notre ville depuis plus de quatre ans a été placé à la tête de la 8e brigade mobile ainsi que nous l’avions annoncé.
Ce brillant avancement récompense la haute valeur, la capacité professionnelle de Monsieur Gamel, ainsi que l’insatiable activité dont il a fait preuve au cours de sa carrière.
Le nouveau commissaire divisionnaire entra dans l’administration en 1917, à titre d’inspecteur de la police, fut affecté à la 5e brigade mobile d’Orléans. Quelques temps après il a accédé aux grades de commissaire de police et il était à ce titre nommé à la 6 brigade mobile de Clermont-Ferrand. Un an plus tard, il était versé dans la police spéciale et affecté successivement au poste de Saint-Étienne-de-Baigorry et de Saint-Jean-Pied-de-Port. Ses nombreuses réussites dans des missions particulièrement délicates attirèrent sur lui l’attention de ses chefs qui ne tardèrent pas à l’appeler à Paris dans les services de la direction de la Sûreté générale. C’est de là qui fut envoyé de 1921 à 1924 au service de Sûreté de l’armée du Rhin durant l’occupation de la Rhénanie.
En 1924 il était placé à la tête de la Sûreté toulousaine, poste qu’il occupa durant plus de 10 ans. Toujours sur la brèche, déployant une insatiable activité, ne laissant rien au hasard, procédant avec une méthode rigoureuse, il dirigea les services de recherche judiciaire avec une rare maîtrise et a laissé tant au Parquet que dans les milieux bien informés, le souvenir de l’un des plus compétents chef de la Sûreté qui ait séjourné dans notre ville. Ses capacités professionnelles, sa connaissance approfondie de la ville, lui permettent d’opérer des arrestations sensationnelle et de mener à bien des affaires qui, à l’origine, paraissait inextricables. Ses brillants succès lui avait conféré une incontestable autorité en matière policière. Aussi en 1934, quand le poste de commissaire central devint vacant, c’est à lui que l’on songea pour succéder à M. Fondville.
Dans cette nouvelle fonction, il su se montrer à la hauteur de sa tâche et témoigna des mêmes qualités de méthode, de pénétration psychologique, de fermeté et d’intelligence qui lui avaient valu ses succès dans ses précédents postes. Il réorganisa complètement les services du Commissariat central et créa un ensemble d’organismes nouveaux, nécessités par l’ampleur des mouvements sociaux et la recrudescence de l’agitation politique. Grâce à ses dispositions, il sut prévenir un certain nombre d’incidents qui auraient pu avoir, sans son intervention, de pénibles conséquences. Par ailleurs il donna toute la mesure de ses capacités durant les grèves de 1936 et si les multiples conflits sociaux se déroulèrent dans le calme c’est certainement ses judicieuses interventions qu’on le doit.
Sa vigilance sans cesse en éveil sa fermeté, son autorité, ont concouru pour une large part à ramener le calme et la tranquillité dans notre ville qui fut durant plusieurs mois troublée par des incidents sans cesse renouvelés. Ainsi, dans les divers postes qu’il a occupés, il a su se montrer digne de la confiance de ses chefs et le nouveau poste qui vient de lui être attribué est la récompense d’une brillante carrière.
Ajoutons d’ailleurs que M. Gamel est chevalier de la Légion d’honneur.
Les fonctions de commissaire divisionnaire de police vont lui donner à nouveau l’occasion de mettre au service de la recherche criminelle son expérience, sa compétence et ses hautes qualités professionnelles. Nous lui adressons nos vives et singulière félicitations.
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