État civil

Né le 02/03/1847 à Rennes (35)
Décédé le 04/02/1933 à Sannois (95) à 85 ans

Carrière

1865-1871 : Engagé volontaire (campagnes de Martinique et d’Algérie, guerre franco-prussienne)
1871-1879 : employé de commerce et négociant en vins à Rennes
1879-1880 : séjour au Paraguay et en Argentine
12/12/1881 : Secrétaire des commissariats de banlieue (Neuilly)
22/12/1882 : Secrétaire du commissariat de Saint-Vincent-de-Paul (Paris)
07/01/1884 : Secrétaire 3e classe aux délégations judiciaires auprès de M. Clément
24/10/1885 : Commissaire de police des communes du département de la Seine
01/11/1885 : à Pantin
30/09/1886 : Sous-chef de la sûreté à la préfecture de police et commissaire de la ville de Paris
14/11/1887 : Chef de la sûreté de la préfecture de police
12/07/1894 : Commissaire du quartier Vivienne-Gaillon à Paris (rétrogradé)
09/09/1895 : Fait valoir ses droits à la retraite
Ouvre un cabinet de police privée.

À retrouver dans l’épisode :



Anecdote

L’inspecteur Rossignol parle de Goron dans ses mémoires :

Cela ne l’empêchait pas de déplacer du vent. Dans les moments difficiles, où son exemple aurait pu être réconfortant, on ne le voyait pas ; mais, quand nous étions bien en train de travailler, en cachette, en silence, inconnus de tout le monde, soupçonnés de personne, il venait tout déranger par sa présence officielle, sa voiture et sa redingote […]. Il allait dans le monde, il jouait du monocle, il était au mieux avec la presse et il s’entendait à merveille à tirer la couverture de son côté ; il voulait bien, quelquefois, nous laisser le mérite administratif et subalterne des affaires dont on ne parle pas : mais dès qu’une affaire avait attiré l’attention publique, c’est lui qui avait tout fait, tout deviné, tout découvert… et, pourtant, presque toujours, elle lui était arrivée toute cuite, sur son bureau, au rapport ! Il n’y a rien de plus décourageant qu’un tel chef pour les vrais travailleurs. Très habile, d’ailleurs, à profiter des petites circonstances désagréables à autrui, il sut assez galamment dénigrer son chef pour réussir à prendre sa succession…

  • Goron quitte son poste de chef de la Sûreté suite à des irrégularités dans les comptes (en 1889). Il n’y aurait pas participé mais serait solidaire des agents mis en cause (Paul Jaume, Gustave Rossignol et Prince). Plusieurs journaux jugent la sanction trop dure et très administrative. Au regard des risques encourus par les agents, quelques irrégularités ne sont pas si graves… Lire par exemple La Liberté, 12 juil. 1894.
Extrait du journal Le Matin, 4 juil. 1894
  • Quand Goron quitte la Sûreté pour redevenir simple commissaire de quartier, il doit déménager un véritable musée du crime. Lire Le XIXe Siècle du 16/07/1894.

  • Une interview parue dans Le Petit Journal illustré du 17 janv. 1932 (il a 84 ans !)

Ecrits

Les Mémoires de Goron, ancien chef de la Sûreté (lire sur Wikisource)
L’amour à Paris (4 tomes)
Les Mémoires de Poum, chien de police
Les Mystères de la Tour pointue
Coco Léotard et monte-en-l’air
Un beau crime


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