État civil
Né le 24/08/1834 à Ammerschwihr (68) de François Joseph et de Marie Agathe Bresslerr
Marié le 28/04/1860 à Paris (8e) à Marie Joséphine Weber
Décédé le 28/11/1885 à Paris 1er à 51 ans
Carrière
1855 : Engagé volontaire au 28ème régiment de ligne à Colmar. a 21 ans, au siège de Sébastopol, il est blessé et doit être amputé de l’avant-bras gauche. Il restera manchot toute sa vie…
1862 : Inspecteur de commissariat à la préfecture de police au titre des emplois réservés aux anciens militaires.
1863 : Médaille militaire
1869 : Secrétaire suppléant de commissariat
1870 : Secrétaire de 1ère classe des commissariats de Paris
12/1874 : Commissaire de police des communes du département de la Seine, en poste à Gentilly
06/1880 : Commissaire de police de la Ville de Paris
04/1884 : Chef de la sûreté
11/1885 : mort en service
Sa notice biographique sur la Société Française d’Histoire de la Police
À retrouver dans l’épisode :
- EP/24 : Crime et préjugés (1884)
- EP/25 : L’horloger de Montreuil est-il coupable ? (1884)
- EP/34 : Sale affaire Ballerich (1884)


Anecdotes
- L’avis de Gustave Macé, son prédécesseur à la Sûreté paru dans La Patrie du 15/11/1884 :
J’ai beaucoup d’estime pour M.Kuehn. J’ai fait tout ce que j’ai pu pour que ma succession lui échoie. En effet, c’est un honnête homme dans toute l’acception du mot. Pas la moindre tache dans son passé; décoré de la médaille militaire, ayant perdu un bras sous Sébastopol. Malheureusement, il est un peu trop « gendarme ». Aujourd’hui, avec nos mœurs, on doit procéder autrement que par le passé.
Pel n’aurait pas dû être arrêté aussi vivement. Il fallait s’en faire un agent, un auxiliaire pour retrouver sa bonne disparue, tout en le surveillant étroitement.
Q : Depuis la campagne entreprise contre lui, M. Kuehn n’a reçu aucun reporter. Croyez-vous, comme M. Kuehn, que la publicité donnée par les journaux soit nuisible ?
R : M. Kuehn se trompe. Il arrivera que les journaux seront mieux renseignés que lui sur certaines affaires et cela ne l’empêchera pas d’être accusé d’avoir fourni ces renseignements. Et puis, il ne faut pas oublier que la presse est souvent utile à la justice. On lui doit l’arrestation d’un grand nombre de malfaiteurs, et la découverte d’une foule de valeurs et d’objets recherchés en vain par tous les autres moyens.
- Annonce du brutal décès de Louis Kuehn dans Le Mot d’ordre du 30/11/1885 :

- A l’occasion de son décès, on lit dans Le Réveil du 30/11/1885 :
M. Kuehn, qui avait été, dès son entrée au poste de chef de la sûreté, en butte à de vives polémiques, polémiques qui s’accentuèrent encore lors du procès Pel, était très aimé de son personnel.
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