État civil
Né le 17/10/1805 à Toul (54) de Jean Baptiste et d’Anne Moreau
Marié à Catherine Hammann
Décédé le 01/04/1880 à Vincennes (94) à 74 ans
Carrière
1824 : Employé au greffe du tribunal de première instance de la Seine.
1836 : Commis greffier en titre près ce même tribunal
1845 : Commissaire de police à Meaux (77)
1848 : Secrétaire de commissariat à Paris et commissaire de Passy
Décembre 1849 : Commissaire aux délégations judiciaires à la préfecture de police
1851 : Commissaire de police
1859 : Officier de paix, chef de la Sûreté (pendant 15 ans !)
Pendant la Commune, est enfermé 66 jours à la prison de la Santé
10/07/1875 : Admis à la retraite
Sa notice biographique sur la Société Française d’Histoire de la Police
À retrouver dans l’épisode :

Anecdotes
- Portrait par Maxime Du Camp en 1879 dans Paris, ses organes, ses fonctions et sa vie dans la seconde moitié du XIXe siècle, tome 3 :
Le service de sûreté est l’organe même de la sécurité de Paris. Son chef actuel, M. Claude, le patron, ainsi que l’appellent familièrement ses subordonnés, a la vertu principale qui convient à de si considérables fonctions : il est modeste ; car c’est surtout dans ces délicates et redoutables matières qu’il ne faut ni jactance, ni forfanterie, que tout zèle inutile est coupable et compromettant. Jadis, dans sa jeunesse, il a côtoyé la magistrature, et de ce contact il a gardé quelque chose de froid et de réservé qui tromperait singulièrement si on se laissait prendre aux apparences, car il a pour son œuvre une ardeur de dévouement dont il a donné des preuves nombreuses. C’est par lui que la justice veille, et il l’aide à remplir son mandat de protection. Petit, trapu, grisonnant, ayant le visage soigneusement rasé, il a l’air, au premier aspect, d’un paisible notaire de province ; lorsqu’on a regardé attentivement ses petits yeux bleus, qui ont des étincelles qu’il ne parvient pas toujours à éteindre, quand on l’a vu manier un criminel, multipliant les nuances de l’interrogatoire, fuyant, revenant, faisant des feintes de dialectique comme on fait des feintes dans un assaut d’armes, on comprend qu’on est en présence d’un homme dont l’énergie, la pénétration et le sentiment du devoir ne peuvent être pris en défaut.
Il procède à l’égard des criminels avec une probité imperturbable, et quand il leur a fait une promesse, il la tient toujours, à quelque prix que ce soit. Si c’est habileté, on ne peut que l’approuver, car la confiance qu’il leur inspire a amené souvent des révélations inespérées. Je ne serais pas surpris que le souvenir de quelque bonté témoignée jadis à des forçats qui depuis se sont évadés et vivent hors de France, lui ait valu des lettres pleines d’indications précieuses. C’est là du reste le secret professionnel, et l’on peut croire qu’il ne me l’a pas livré. Il mène sa petite troupe d’inspecteurs avec l’aplomb d’un vieux capitaine accoutumé au feu. Sa brigade est fort redoutée ; les malfaiteurs en savent quelque chose, et la haine qu’ils portent à ces hommes toujours en action pour notre repos, doit valoir à ceux-ci l’estime des honnêtes gens.
- Un article paru dans Le Gaulois du 25 avr. 1879
Ecrits
Mémoires de Monsieur Claude (dix volumes, 1880-1885) : posthumes et apocryphes
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