L’affaire Eugène Weidmann est restée célèbre dans les annales du crime. Par le nombre de ses victimes, qui ont été retrouvées une à une. Mais aussi par le charme trouble du tueur, un brun ténébreux, souriant à l’occasion, ainsi que par l’hyper médiatisation de l’enquête à l’époque.
On peut lire des livres sur cette affaire, regarder des vidéos ou des documentaires, écouter des podcasts bien sûr, celui de Toutoui Podcasts par exemple. Alors, qu’apporte le Weidmann de Cyril Gay ? Rien de nouveau dans les faits mais une présentation originale à la manière des feuilletons. Les éditions 10/18 déclinent en effet l’affaire en quatre fascicules de 30 à 40 pages chacun. Une sorte de feuilleton documentaire très richement illustré. Les illustrations sont propres et l’objet livre de très bonne qualité.
Cyril Gay commence par la mort de Jeanine Keller à l’automne 1937. Puis retourne quelques années en arrière pour expliquer la formation de la bande de Weidmann : Roger Million, Jean Blanc, Colette Tricot. « Association de malfaiteurs », au début, ce n’est que ça. Puis c’est l’escalade : le kidnapping se transforme en assassinat puis en odyssée sanglante.
L’affaire Eugène Weidmann reste factuel et ne permet une analyse poussée ni des protagonistes ni de l’époque. Mais l’essentiel est là et se lit vite car ces livrets sont addictifs. Un bon feuilleton donc.
Le prix des quatre volumes (19,80 €) me semble cependant excessif au regard du nombre de pages (111 en tout).

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